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Deux vétérans français de Corée reposent désormais auprès de leurs frères d’armes

Le 27 mai 2026, les cendres d’André Datcharry et de Jacques Grisolet, vétérans français de la guerre de Corée, ont été inhumées au Cimetière mémorial des Nations Unies de Busan. Tous deux avaient souhaité reposer auprès de leurs camarades du Bataillon français de l’ONU tombés pour la liberté de la Corée du Sud.

André Datcharry, caporal, avait servi en Corée de mars 1953 à août 1954. Jacques Grisolet, adjudant-chef, avait combattu à deux reprises sur ce théâtre, notamment à Crèvecœur. Blessé deux fois, cité huit fois, il avait été élevé à la dignité de Grand’ Croix de la Légion d’honneur quelques jours avant sa mort.

Leur retour à Busan n’est pas seulement un hommage militaire. C’est un acte de fidélité. Fidélité à leurs morts, à leurs frères d’armes, à la parole donnée et à cette règle sacrée du soldat : ne jamais abandonner les siens.

La Corée du Sud leur a rendu les honneurs à leur arrivée à Incheon, avant leur inhumation dans l’unique cimetière des Nations Unies au monde. Là reposent déjà plusieurs dizaines de Français du Bataillon de Corée, parmi les 3 400 volontaires français engagés sous mandat de l’ONU.

Plus de soixante-dix ans après les combats, la mémoire demeure. Ces hommes avaient quitté la France pour défendre un peuple lointain contre l’invasion communiste. Ils y retournent aujourd’hui non comme des étrangers, mais comme des libérateurs reconnus.

Le Secours de France s’incline devant André Datcharry et Jacques Grisolet, et leurs camarades. Leur vie rappelle ce que signifient l’honneur, le sacrifice et la fidélité. Que leur exemple demeure vivant.