Cercueils à découvert et tombes à l’abandon : le scandale du cimetière de Bône
Des caveaux éventrés, des cercueils exposés, des ossements à même le sol. Les photographies diffusées par le mouvement Peuple Pied-Noir, du cimetière d’Annaba, l’ancienne Bône, montrent des sépultures dans un état glaçant.
Le PPN rapporte les constatations d’un de ses dirigeants Pierre Courbis, mandaté sur place : défaut de sécurisation, absence d’entretien, profanations. Il annonce avoir saisi des parlementaires et demande une commission d’enquête associant les associations concernées.
Les circonstances et les responsabilités doivent être établies. Mais protéger les tombes ouvertes et recueillir dignement les restes exposés ne peut attendre.
Ces cimetières abritent les morts que les familles rapatriées ont dû laisser derrière elles. L’exil contraint les a éloignées des tombes ; il n’en efface ni leur attachement, ni leur droit au recueillement, ni le respect sacré dû aux morts.
Les autorités algériennes ont le devoir universel d’en assurer la protection. Le gouvernement français doit les saisir et rendre compte des résultats obtenus. Sécurisation, restauration, entretien : les familles attendent des actes et un calendrier.