Sétif 1945 : Emmanuel Macron à genoux devant le récit officiel algérien

À Sétif, Emmanuel Macron vient une nouvelle fois d’humilier la France en validant officiellement le récit mémoriel imposé depuis des décennies par le régime algérien. En envoyant Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées et aux Anciens combattants, participer aux cérémonies du 8 mai 1945 organisées à Sétif, le chef de l’État a choisi de cautionner une version falsifiée de l’Histoire, fondée sur l’effacement des victimes françaises et sur une instrumentalisation politique permanente des événements de mai 1945.

Dans un communiqué particulièrement ferme publié le 10 mai 2026, le Cercle algérianiste dénonce « une humiliation supplémentaire infligée aux mémoires françaises d’Algérie » et accuse Emmanuel Macron de « se coucher devant les exigences d’un régime autoritaire qui entretient depuis plus de soixante ans la haine de la France afin de préserver sa propre légitimité intérieure ».

Car la réalité historique des événements de Sétif est aujourd’hui largement connue, contrairement à la légende officielle entretenue par Alger et relayée complaisamment par une partie de la classe politique et médiatique française. Le 8 mai 1945, alors que la France célèbre la victoire contre l’Allemagne nazie, des groupes nationalistes algériens décident délibérément de profiter des manifestations pour lancer une démonstration de force séparatiste.

L’historien Bernard Lugan rappelle à juste titre que les organisateurs eux-mêmes n’ont jamais prétendu être venus dans des intentions pacifiques. Chawki Mostefaï, l’un des responsables nationalistes de l’époque, expliquait ainsi dans un entretien accordé au quotidien El Watan en 2015 : « Il fallait frapper un grand coup ». Les manifestants défilaient derrière les drapeaux interdits du PPA et de l’Étoile nord-africaine. Beaucoup étaient armés de couteaux, de gourdins ou d’armes à feu.

La situation dégénère rapidement après l’intervention de la maigre gendarmerie française locale. Dans toute la région de Sétif et de Guelma, des Européens sont alors pourchassés et massacrés avec une extrême sauvagerie. Hommes, femmes, vieillards et enfants sont assassinés parce qu’ils sont français ou considérés comme tels. La première victime connue est une fillette juive de huit ans égorgée à coups de couteau. Durant plusieurs jours, dans une région quasiment privée de forces militaires — la majorité des hommes valides étant mobilisés en Europe — les populations civiles européennes restent livrées à elles-mêmes.

Le bilan est terrible : plus d’une centaine de civils européens massacrés, souvent dans des conditions atroces. Pourtant, sur ces morts français, le silence officiel est aujourd’hui assourdissant. Emmanuel Macron et ses représentants préfèrent reprendre les accusations unilatérales du régime algérien plutôt que de rappeler la totalité des faits historiques.

La répression française qui suit fut évidemment brutale. Mais contrairement au chiffre mythique de « 45 000 morts » devenu dogme d’État en Algérie, les travaux historiques sérieux situent le nombre de victimes algériennes dans des proportions très inférieures. Les recherches de Roger Vétillard, celles du Service historique de la Défense ou encore plusieurs études universitaires convergent vers une estimation comprise entre 4 000 et 10 000 morts, très loin des chiffres de propagande constamment répétés depuis des décennies.

Cette inflation mémorielle n’a rien d’innocent. Elle permet au pouvoir algérien d’entretenir une culpabilisation permanente de la France tout en détournant l’attention de ses propres échecs politiques, économiques et démocratiques. Le Cercle algérianiste rappelle également que cette repentance à sens unique vise à faire oublier les crimes du FLN, les attentats contre des civils, les enlèvements d’Européens en 1962, les massacres de Français d’Algérie et surtout l’abandon puis l’extermination des harkis.

Fait aujourd’hui soigneusement occulté : en 1945, même le Parti communiste français, alors membre du gouvernement du général de Gaulle, dénonçait les insurgés de Sétif comme des « provocateurs hitlériens » et réclamait que les meneurs soient « passés par les armes ». La lecture actuelle imposée rétrospectivement par le régime algérien n’était donc absolument pas celle qui prévalait au moment des faits.

Bernard Lugan rappelle également combien certaines thèses idéologiques ont cherché à transformer la colonisation française en entreprise d’extermination comparable au nazisme. Des rapprochements historiques abusifs que les historiens Gilbert Meynier et Pierre Vidal-Naquet avaient eux-mêmes sévèrement dénoncés dès 2005, refusant les amalgames simplificateurs et les manipulations mémorielles.

En participant officiellement aux cérémonies de Sétif sans un mot pour les victimes françaises, sans un mot pour les Français d’Algérie massacrés, sans un mot pour les harkis abandonnés, Emmanuel Macron valide donc une mémoire amputée, sélective et profondément injuste. Une mémoire où certaines victimes auraient droit à la compassion officielle tandis que d’autres seraient condamnées à l’effacement.

Quatre-vingts ans après les événements, il demeure plus nécessaire que jamais de rétablir la vérité historique complète : celle des massacres commis contre des civils européens le 8 mai 1945, celle d’une répression française certes dure mais constamment falsifiée dans ses proportions, et celle d’une instrumentalisation politique permanente de cette tragédie par le pouvoir algérien.

 

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