Le 19 mai 2026, le Collectif Mémoire Vietnam-France organisera au Parc Montreau, à Montreuil, une journée de rencontre et de transmission consacrée à la mémoire des réfugiés vietnamiens et des victimes du communisme vietnamien.
Placée sous le signe de la mémoire, de la vérité et du dialogue, cette initiative réunira anciens réfugiés, descendants de boat people, associations, jeunes générations et toutes les personnes attachées à la liberté et à la dignité humaine.
Dans un esprit pacifique et respectueux, les organisateurs souhaitent rendre hommage aux victimes du régime communiste vietnamien, aux militaires et civils de la République du Vietnam, aux boat people disparus en mer, ainsi qu’aux familles vietnamiennes marquées par l’exil, la séparation et la perte.
Au programme : témoignages, échanges historiques et culturels, moments de recueillement et pique-nique convivial.
Le Secours de France invite vivement ses lecteurs à soutenir cette démarche de fidélité et de transmission, portée par une communauté qui refuse l’oubli et souhaite faire vivre une mémoire souvent absente du débat public français.
Informations pratiques :
📍 Parc Montreau – Montreuil
33 rue Théophile Sueur – 93100 Montreuil
📅 Mardi 19 mai 2026
🕙 De 10h à 16h
🚇 Métro : Mairie de Montreuil
🚌 Bus 121 – arrêt Parc Montreau
Pour la bonne organisation, les participants sont invités à signaler leur présence par SMS au 06 99 89 38 17, en indiquant leur prénom et nom.
Nous avons interrogé Madame Carole Ngoc-Chau Van Huynh, porte-parole du collectif.
Secours de France : Que représente pour vous la présence du buste de Hô Chi Minh au Parc Montreau, où se déroule justement cette journée de mémoire ?
Carole Ngoc-Chau Van Huynh : « Le fait d’organiser cette journée au Parc Montreau a une portée symbolique forte. Ce parc accueille depuis des années un buste de Hô Chi Minh dont la présence est régulièrement contestée par de nombreux réfugiés vietnamiens et leurs descendants.
Pour beaucoup d’entre nous, cette statue représente une profonde blessure mémorielle. Derrière l’image officielle du dirigeant vietnamien se trouvent aussi les réalités du régime communiste : camps de rééducation, répression politique, atteintes aux libertés fondamentales, exil forcé de millions de personnes et drame des boat people.
Notre démarche n’est pas tournée contre le peuple vietnamien ni contre l’amitié entre la France et le Vietnam. Nous demandons simplement que la souffrance des victimes et des familles réfugiées soit reconnue avec justice et dignité.
Cette journée veut justement rappeler qu’il existe plusieurs mémoires vietnamiennes, et que celle des exilés ne doit pas être effacée du débat public. »
Les victimes vietnamiennes du communisme sont-elles oubliées en France ?
« Oui. L’histoire des réfugiés vietnamiens anticommunistes reste largement méconnue. Beaucoup ignorent ce qu’ont vécu les familles après 1975 : camps de rééducation, confiscations, discriminations, emprisonnements arbitraires ou traversées maritimes dramatiques.
Ce silence nourrit un sentiment d’injustice chez de nombreux anciens réfugiés et leurs enfants. Nous ne cherchons pas à raviver la haine, mais à transmettre une mémoire historique et familiale afin que les jeunes générations comprennent pourquoi tant de Vietnamiens ont fui leur pays au péril de leur vie. »
Quel sera l’esprit de cette journée du 19 mai ?
« Cette journée sera un moment de mémoire, de réflexion et de transmission. Nous voulons réunir anciens réfugiés, descendants de boat people, jeunes générations et amis de la cause vietnamienne.
Des témoignages, des échanges historiques, des temps de recueillement et un pique-nique partagé rythmeront cette rencontre.
Nous voulons accueillir chacun dans un esprit de dialogue, d’écoute et de respect mutuel. Notre démarche est pacifique. Elle vise simplement à faire entendre une mémoire trop souvent ignorée. »

