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Paroles de Pieds-Noirs! (suite) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
01-04-2007

 

Ce deuxième volet du documentaire de Gilles Perez :

"Histoire d'une blessure"

nous fait entrer de plain pied dans la tragédie de la "guerre d'Algérie" et dans la déchirure des

"Années dramatiques"

Les mêmes témoins, filmés avec sobriété, dégagent, encore aujourd'hui une incompréhension, une détresse, une déchirure que l'on partage avec émotion et sûrement beaucoup d'étonnement parmi les téléspectateurs.

Il est important que nos jeunes contemporains, mais également ceux qui ont vécu ces événements de ce côté de la méditerrannée, comprennent enfin comment ils ont été "instrumentalisés", comme on dit aujourd'hui dans les salons parisiens, manipulés, comme l'on disait à l'époque, par un pouvoir qui n'a aucunement assumé son impéritie en laissant massacrer ses soldats indigènes, en laissant disparaître ses enfants et en jetant sans aucun accueil les survivants dans les bateaux, les trains, les routes, au hasard d'une métropole endormie et indifférente.

Il est temps qu'aujourd'hui, à travers divers ouvrages écrits ou filmés, de témoignages ou de fiction, les défenseurs de l'Histoire soient aujourd'hui entendus, que le débat soit ouvert afin de permettre un vrai deuil et une véritable réconciliation entre toutes les parties.

Voici le commentaire Nice Rendez-Vous :

« Les années dramatiques », retrace, après le fameux « Je vous ai compris !» de De Gaulle, le 13 mais 1958, les dernières heures des Pieds Noirs en Algérie, les drames ultimes qui vont amener à la décision du départ et à l’arrachement vers un nouvel exil. Après les Accords d’Evian, certaines familles sont la cible d’assassinats, d’autres de « disparitions ». Plus de 3 000 Européens sont enlevés ou tués, dont la famille ne saura jamais ce qu’ils sont devenus L’OAS et le FLN rivalisent à coup d’attentats aveugles. Et puis survient le 26 mars 1962, date à laquelle l’Armée française tire sur les civils européens qui manifestent rue d’Isly à Alger. Quant aux Harkis, les autorités françaises les abandonnent à leur sort…

 

Juste un petit commentaire: mettre sur la même échelle les attentats de l'O.A.S. et du F.L.N. relève du fantasme ambiant et tend à minimiser les disparus français, environ 3000 et les 80000 harkis exécutés oeuvre du seul F.L.N.

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