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Propos de Frêche sur les harkis et la police: procès reporté Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
09-08-2004

Le tribunal correctionnel de Montpellier a reporté jeudi l'examen des deux dossiers dans lesquels le président PS de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a été mis en examen, après ses propos sur les harkis et le rôle de la police lors des violences urbaines de l'automne 2005.

Ces deux affaires ont été renvoyées, la première au 30 novembre 2006 et la deuxième au 22 février 2007, en raison d'une surcharge du rôle invoquée par la présidente du tribunal correctionnel, Michèle Monteil.

L'avocat de Georges Frêche, Me André Ferran, a immédiatement demandé que la seconde affaire soit examinée plus tôt, lors d'une audience spéciale.

Me Ferran a également jugé "problématique" le report de l'affaire concernant les harkis. "On ne peut pas laisser comme cela un citoyen qu'on a jeté dans la mare (...) et à la vindicte publique, alors qu'on a tous les pouvoirs de faire juger une affaire", a déclaré l'avocat à des journalistes.

"Je souhaite que ce dossier vienne le plus vite possible", a-t-il ajouté, en précisant qu'il plaiderait la "relaxe" pour son client.

Plusieurs représentants d'associations de défense des harkis ont unanimement indiqué qu'ils seraient de nouveau présents à l'audience du 30 novembre.

"Nous avons un délai supplémentaire pour construire notre attaque", a souligné le président du collectif "Justice pour les harkis", Abdelkrim Klech.

"Ce que nous voulons, c'est que M. Frêche soit sanctionné pour ses propos, a indiqué pour sa part un membre d'une association de Béziers, "Rassemblement de la communauté des harkis".

"Les faits sont constitués, à nous de nous mobiliser", a assuré Dalila Naceri, vice-présidente de l'association Ajir 34.

M. Frêche a été mis en examen le 24 mars pour "injures envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse", après avoir traité de "sous-hommes" des harkis qui avaient participé à une manifestation de l'UMP.

Deux semaines auparavant, M. Frêche avait été mis en examen pour "diffamation envers une administration publique", pour s'être demandé, lors de l'inauguration d'une mosquée le 4 novembre à Montpellier, "si ce ne sont pas les flics qui, comme en mai 1968, mettent le feu aux bagnoles".

Evoquant ce dossier, Me Ferran a estimé que "c'est un procès politique qui a été tenté, un peu légèrement, et qu'on hésite maintenant à ouvrir la boîte de Pandore".

AFP 28.09.06 | 16h59

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