Une de ces œuvres de guerre dépeignant tout simplement l’héroïsme avec cette part inévitable de souffrance qui est la composante du destin militaire. Le metteur en scène a disposé de solides moyens, l’image est réussie et les acteurs excellents. On aurait presque pu oublier la double ineptie historique qui s’affiche sur l’écran en ouverture du film : « …le FLN désire négocier… » et à la fin : « … le conflit a faitentre 300 000 et 600 000 morts… ».
Quelle plus belle récompense pour un "cyrard" que d'entrer dans la carrière avec une affectation au 1er Régiment Etranger de Parachutistes, surtout lorsqu'on est soi-même le fils d'un officier de Légion.
C'est la grâce qui fut accordée à Jacques FAVREAU en 1959 mais à un moment où la guerre d'Algérie connaissait son grand tournant.
Si le hasard a voulu que le lieutenant FAVREAU ne prenne part au putsch, s'il a refusé de rejoindre les "desperados" de l'O.A.S. et s'il a pu poursuivre une brillante carrière militaire jusqu'au grade de Général de corps d'armée, il n'en a jamais pour autant trahi l'idéal qu'il partageait avec ses camarades "factieux", ni renié leur amitié.
Pourquoi, aujourd’hui s’aventurer sur le chemin de Saint Jacques ?
Pourquoi, aujourd’hui prendre son sac à dos et son bourdon et s’élancer dans une « ballade » de 1600 kilomètres ?
Pourquoi, aujourd’hui, chaque jour mettre ses souliers, enfiler son sac qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, que le soleil vous brûle, pour marcher 30, 40 ou 50 kilomètres, pourquoi souffrir chaque jour pendant deux mois ?
Le choeur Montjoie Saint Denis, à la veille du 11 novembre rend hommage aux Poilus, dont les derniers survivants s'éteignent les uns après les autres, en interprétant les chants des tranchées qu'ils murmuraient ou chantaient à pleine voix pour se donner du coeur à l'ouvrage, résister aux assauts de l'ennemi ou charger baïonnette au canon.