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Un légionnaire est mort. Il était
étranger. Il s'était engagé à 16 ans, trichant sur son âge. Combien de
ses frères d'armes, en tous points semblables avons-nous connu ! Ils
partageaient le goût de l'aventure et l'envie de servir. Ils avaient
quitté leur pays, leur famille, leur passé pour renaître sous
l'uniforme de la Légion. Un sang étranger coulait dans leurs veines,
mais ils étaient prêts à le verser pour la France. Par Hélie Denoix de Saint Marc pour le "Figaro" du 18 mars 2008.
MAGNIFIQUE!
Un légionnaire est mort. Je me souviens de
ces enterrements de légionnaires en Indochine, perdus dans la montagne.
Un Pater, un Ave, quelques chants légionnaires et nous portions notre
camarade en terre… Les légionnaires meurent rarement entourés de leur
famille. Certains n'ont pas de sépulture. Leur nom s'est effacé de la
surface de la Terre, mais pas des cœurs de leurs camarades. Un légionnaire est mort. Il
a combattu durant la Grande Guerre, la der des der. Pour les
générations de soldats qui l'ont suivi, les guerres se sont succédé.
Guerre de l'ombre, d'Afrique ou des côtes de Normandie, guerre
orphelines en Indochine ou dans le djebel algérien… Aujourd'hui en
Afrique ou en Afghanistan, la Légion est aux avant-postes. Elle a été
meurtrie, déchirée, mais elle est toujours là. Un légionnaire est mort. Dernière
sentinelle d'un monde disparu, il s'est éteint. La nation aux
Invalides, à travers lui, rend hommage aux combattants de 1914-1918,
ces générations fauchées, décimées, qui ont tout donné. Nous serons
quelques-uns à ajouter à cette célébration, dans la prière et le
souvenir, d'autres noms imprononçables, français par le sang versé, ses
cadets, ses frères d'armes.
Ensuivant ce lien le "Figaro" vous offre une vidéo de 2 minutes sur cette GRANDE GUERRE.
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