|

Un de nos correspondants nous transmet ses réflexions sur le soudain engouement de la classe politique pour ce jeune résistant qui a écrit à ses parents une lettre admirable exaltant les valeurs patriotiques avec des mots et des phrases que nous pourrions reprendre à notre compte.
Nous laissons la liberté de propos à l'auteur de cet article qui ne saurait engager la responsabilité de notre association.
Je ne puis m’empêcher de m’interroger sur la signification profonde de l’engouement du Président de la République pour cette lettre écrite par ce jeune homme de dix-sept ans à la veille de son exécution par l’armée allemande occupant Paris
Cette lettre fut lu par Raphaël Ibanez, capitaine de l’équipe de France de rugby, juste avant ce match historique, France-Argentine, ouverture de la coupe du monde.
On connaît la proximité de l’entraîneur Bernard Laporte avec notre Président de la République pour penser que cette lecture était un clin d’œil entre le futur Secrétaire d’état et Nicolas Sarkozy.
Le résultat de ce premier match de l’équipe de France ne fut certainement pas à la hauteur des espoirs nourris par la France du rugby, le capitaine Ibanez, l’entraîneur Laporte et notre Président et ; l’esprit de lutte, de sacrifice et de patriotisme que devait exalter les mots de notre jeune résistant n’a pas été suivi de l’effet escompté !
Il faut dire que ce jeune Guy Moquet, fils de militant communiste et communiste lui-même, n’est en soi pas un exemple de défenseur de la France et de son territoire ni un exemple de résistance à l’ennemi commun et ancestral.
D’une part, le parti communiste, relais de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, collaborait étroitement à la victoire de l’Allemagne jusqu’en Juin 1941 (1).
Rappelons pour mémoire que, premièrement les camarades communistes partirent d’enthousiasme pour le S.T.O. (service du travail obligatoire) (2), alors que les français en général essayaient de se soustraire à cette obligation ; deuxièmement, le seul journal paraissant librement, imprimé sur un contingent de papier alloué par l’occupant, était jusqu’à cette date le quotidien communiste l « Humanité » !
D’autre part, notre résistant tardif n’est pas le parangon de l’efficacité, de la volonté de réussir ni de la chance, puisque dès son premier engagement et pour un acte anodin (distribution de tracts, je crois), il fut pris et par un concours de circonstance fut condamné à être fusillé.
Il n’y a là ni gloire ni conduite exemplaire !
Les champs du cygne sont les plus beaux, mais quand il n’y a plus rien à espérer, exalter les vertus morales, la lutte contre l’occupant et donner sa mort en exemple pour le triomphe d’une idéologie, le communisme dont on connaît aujourd’hui les perversités, les atrocités, les horreurs, les 100, 120 ou 150 millions de morts, c’est facile !
Quel est le plan de notre Président ?
Si, comme il le laisse à penser, il souhaite redonner fierté, goût de l’effort et esprit patriotique au peuple de France, il est de bien meilleurs exemples à donner en pâture à nos chères têtes blondes et brunes.
Il n’est qu’à puiser dans l’histoire de France de Sainte Geneviève à Dien Bien Phu, en passant par Jeanne d’Arc, Bayard, Henry IV, d’Artagnan, la garde impériale, Cambronne, d’Estienne d’Orves pour n’en citer que quelques uns.
Peut être pouvons nous suggérer, tout simplement, à Monsieur Nicolas Sarkosy de remettre à l’honneur l’enseignement de l’Histoire de Clovis à nos jours, mais sans oublier un seul des épisodes qui ont fait la France, son unité, sa grandeur, son rayonnement !
Si, nous connaissons les réticences d’une partie du corps enseignant pour qui l’histoire commence à la révolution cela ne semble pas hors de portée du Président de TOUS les français et nous évitera de chercher des exemples trop proches de notre temps et qui en fait sont des contre-exemples comme il me semble l’avoir démontré !
Quels intérêts cela sert-il ? Ménage t-on un parti communiste moribond ? Reste t-on aux ordres du cadavre ?
A moins que ce soit, pur produit de l’école de la République, un manque de culture ?
Monsieur le Président, il vous faut changer de conseiller afin de mettre en valeur les vrais héros, ceux dont les statues ornes les villes de France et qui n’ont d’intérêt que d’exalter l’honneur, la grandeur et le rayonnement de la France, de la France toute entière et pour lesquels il est possible de s’enflammer, de se dépasser car ils nous entraînent vers les sommets du courage et de l’abnégation pour la défense de la Patrie.
Jules Virevialle
(1) Le pacte d’amitié Germano-soviétique, signé entre Staline et Hitler, pris fin avec l’invasion de la Russie en Juin 1941.
(2) Georges Marchais, futur Secrétaire Général du P.C., successeur de Maurice Thorez est allé travailler dans les usines allemandes de Messerschmidt.
|