
La stèle érigée dans le cimetière de Marignane en souvenir des soldats engagés dans le combat pour l'Algérie française, condamnés et exécutés, doit être démontée suite à un arrêt du tribunal administratif.
Lire la suite de l'article du "Monde" du 9 juillet en suivant ce lien.
Nous reproduisons l'intégralité de l'article ci-après.
La justice supprime une stèle aux morts pour l'Algérie française à MarignaneLe tribunal administratif de Marseille a ordonné à la commune de
Marignane (Bouches-du-Rhône) de démonter une stèle à la gloire des
morts pour l'Algérie française, érigée en 2005 dans la polémique,
a-t-on appris mercredi auprès de l'avocat des plaignants.Le
tribunal a suivi les conclusions du commissaire du gouvernement selon
lequel le monument présentait "une dimension polémique susceptible de
heurter les usagers" du cimetière de la ville où elle est installée. Malgré de nombreuses protestations, la stèle avait été érigée en
juillet 2005 à l'initiative de l'Amicale pour la défense des intérêts
moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de
l'Algérie française (Adimad), sur un emplacement du cimetière
appartenant à la commune. Le maire de l'époque, Daniel Simonpieri
(DVD, ex-MNR et ex-FN), avait autorisé l'Adimad à occuper la parcelle
par un arrêté du 23 juin 2005, annulé par le tribunal administratif. La
stèle devait à l'origine porter les noms de quatre membres de l'OAS
(Organisation armée secrète) condamnés à mort par les tribunaux
militaires et exécutés, mais ne mentionnait que les dates de leur décès
avec la mention "aux combattants tombés pour que vive l'Algérie
française". Le tribunal avait été saisi par deux associations:
"Ras l'Front Vitrolles-Marignane" et "les amis de Max Marchand, Mouloud
Ferraoun et leurs compagnons", victimes de l'OAS, ainsi que par le fils
d'une victime de cette organisation, Jean-François Gavoury. Seules
les demandes de ce particulier ont été déclarées recevables, le
tribunal jugeant que les associations n'avaient pas intérêt à agir. Les trois plaignants avaient été déboutés par le juge des référés en août 2005.
|