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La stèle de Marignane démontée? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-07-2008


La stèle érigée dans le cimetière de Marignane en souvenir des soldats engagés dans le combat pour l'Algérie française, condamnés et exécutés, doit être démontée suite à un arrêt du tribunal administratif.



Lire la suite de l'article du "Monde" du 9 juillet en suivant ce lien.


Nous reproduisons l'intégralité de l'article ci-après.




La justice supprime une stèle aux morts pour l'Algérie française à Marignane

Le tribunal administratif de Marseille a ordonné à la commune de Marignane (Bouches-du-Rhône) de démonter une stèle à la gloire des morts pour l'Algérie française, érigée en 2005 dans la polémique, a-t-on appris mercredi auprès de l'avocat des plaignants.

Le tribunal a suivi les conclusions du commissaire du gouvernement selon lequel le monument présentait "une dimension polémique susceptible de heurter les usagers" du cimetière de la ville où elle est installée.

Malgré de nombreuses protestations, la stèle avait été érigée en juillet 2005 à l'initiative de l'Amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l'Algérie française (Adimad), sur un emplacement du cimetière appartenant à la commune.

Le maire de l'époque, Daniel Simonpieri (DVD, ex-MNR et ex-FN), avait autorisé l'Adimad à occuper la parcelle par un arrêté du 23 juin 2005, annulé par le tribunal administratif.

La stèle devait à l'origine porter les noms de quatre membres de l'OAS (Organisation armée secrète) condamnés à mort par les tribunaux militaires et exécutés, mais ne mentionnait que les dates de leur décès avec la mention "aux combattants tombés pour que vive l'Algérie française".

Le tribunal avait été saisi par deux associations: "Ras l'Front Vitrolles-Marignane" et "les amis de Max Marchand, Mouloud Ferraoun et leurs compagnons", victimes de l'OAS, ainsi que par le fils d'une victime de cette organisation, Jean-François Gavoury.

Seules les demandes de ce particulier ont été déclarées recevables, le tribunal jugeant que les associations n'avaient pas intérêt à agir.

Les trois plaignants avaient été déboutés par le juge des référés en août 2005.

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