La L.D.H., Ligue des Droits de l'homme, organise un débat sur le thème:1962 "De quoi les Pieds-Noirs ont-ils eu peur?"Il s'agit bien entendu d'un débat contradictoire avec comme intervenants, Pierre Daum, Mohamed Harbi, Jean-Pierre Lledo, Gilles Manceron et Benjamin Stora. Il s'agit d'un débat contradictoire, bien entendu, si nous sommes capables de nous mobiliser et d'aller porter la contradiction le: 26 mai 2008 à 19 h 00 à l'auditorium de l'hôtel de Ville - 3, rue Lobau - 75004 - Paris.
Bernard Zeller qui nous informe de la tenue de cette tribune qui, nous semble t-il, risque de donner une image faussée des raisons objectives qui ont amené le départ des Pieds-Noirs d'Algérie en 1962.
Vous trouverez dans "lire la suite" le message de Bernard Zeller.
Lire également, en suivant ce lien la lettre ouverte de Bernard Coll.
Je prends connaissance ce matin de l'annonce du "débat" organisé le 26 mai par la LDH - accueilli avec complaisance par Monsieur Delanoë qui semble confondre l'Hôtel de Ville avec une salle de meeting - pour évoquer les départs en masse des pieds-noirs en 1962. Intitulée "Algérie 1962 : de quoi les pieds-noirs ont-ils eu peur ?", cette réunion vise manifestement et implicitement à démontrer que la majorité des Européens d'Algérie ont développé une paranoïa aigüe, vaguement raciste, tandis que le destin fraternel des quelques pieds-noirs restés sur place démontre l'abrutissement collectif de ceux qui furent sottement impressionnés par le slogan : "La valise ou le cercueil". Non seulement cette approche - faisant généralité de quelques cas particuliers - est une hérésie historiographique, mais encore elle insulte tous les pieds noirs et leurs descendants qui aimaient sincèrement la terre d'Algérie et qui y ont laissé leurs proches (cf. les centaines de disparus et les milliers de victimes civiles égorgées ou sommairement abattues par le FLN au long de la guerre et surtout en 1962), leurs champs, leurs cimetières, leurs boutiques, leurs maisons. Et qui se sont retrouvés nus dans un pays qui les insultait et qui continuera encore à le faire le 26 mai à l'Hôtel de Ville. Comment parler enfin de débat quand les intervenants sont : a) Un ancien trotskyste, tendance lambertiste : Benjamin Stora. b) Un ancien cadre du FLN : Mohammed Harb. c) Un journaliste de Libé pro-palestinien : Pierre Daum. d) Un cadre de la LDH maniaque de la pétition, de la délation et du flicage : Gilles Manceron. e) Un cinéaste algérien, d'origine européenne, ancien proche du PCA : Jean-Pierre Lledo. f) Un caricaturiste (??), oeuvrant au très altermondialiste Monde Diplo : Aurel. La décence voudrait donc que cette réunion militante se tienne Place du Colonel Fabien ou à La Courneuve, plutôt qu'au centre de Paris, en un lieu censé accueillir l'ensemble des citoyens. A moins qu'un sursaut d'honnêteté intellectuelle vous incite à accueillir des voix différentes qui créeront les conditions d'un débat véritable. Bernard Zeller
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