Qui se souvient du Chevalier Pierre Terrail de Bayard aujourd'hui? N'était-ce pas ce brave "sans peur et sans reproche", lui à qui, la bonne ville de Toulouse avait dédié un pont, le pont Bayard, sans doute en souvenir de son combat héroïque du pont Garigliano. La défense de la Patrie, l'honneur, la vaillance, le courage, toutes ces valeurs ne valent pas tripette à l'aune des mensonges d'aujourd'hui. Mensonges toujours véhiculés par le P.C.F. et ses affidés, la F.N.A.C.A. ou ses alliés, le P.S. et autres parties de gauche, qui tentent à faire acroire que le 19 mars 1962 est la date de la fin de la guerre d'Algérie! Monsieur Pierre Cohen, maire de Toulouse, veut débaptisé le pont qui se trouve en face de la gare Matabiau, aujourd'hui encore pont Bayard, pour le nommer pont du 19 mars 1962.
Le Président de l'A.S.A.F. - Association de Soutien à l'Armée Française, le général (2s) Henri Pinard Legris, lui a adressé cette lettre:
Monsieur le député-maire,
La lecture du journal « LA DEPECHE » du 1er février 2012 m’apprend que vous avez, à l’occasion d’une manifestation récemment organisée dans votre commune, annoncé votre intention de procéder prochainement au changement de nom du pont BAYARD en le baptisant « pont du 19 mars 1962 ».
Vous ignorez peut-être que votre geste fait non seulement disparaître de la mémoire collective de votre ville, un héros incontesté de l’Histoire de France dont le nom symbolise à la fois le courage, l’honneur et la générosité, mais qu’il bafoue la mémoire de tous ceux qui sont morts en Algérie après le 19 mars 1962 et piétine l’honneur de ceux qui sont morts avant cette date.
C’est la raison pour laquelle je me permets de vous adresser ci-dessous un texte sur la réalité du 19 mars. Il vous permettra de mieux comprendre les raisons de ma lettre et vous conduira je l’espère à revenir sur une décision qui constitue un déni de mémoire.
Veuillez agréer monsieur le député-maire, au seul titre des fonctions que vous occupez, l’expression de mes sentiments distingués.
Henri Pinard Legry Président de l’ASAF
Ci après texte de HenriyJean Fournier, officier général (s)