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Nation
Une mission d’espérance au service de jeunes et d’écoles qui partagent nos valeurs, et de communautés chrétiennes du Proche et du Moyen-Orient menacés de disparition sur les lieux mêmes où notre héritage spirituel a commencé de se forger… 

L'armée sur tous les fronts! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
C'est le titre de la nouvelle lettre de l'A.S.A.F. - Association de Soutien à l'Armée Française que vous pourrez lire ci-après.
 
Excellente tribune du Général (2S) Jean-Claude Thomann Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ci-après, in-extenso la tribune donné au "Monde" du général (2) Jean-Claude Thomann, à lire absolument, c'est en tout point pertinent et oh! combien réel.

Une société sans armée, c’est une Nation sans politique

le monde.fr - 20 avril 2011 – Général (2S) Jean-Claude THOMANN

Nous vivons dans une société qui est en train de perdre ses curés et ses militaires, pour leur substituer imans et policiers. Ne s'en étonnent que ceux qui nient l'inversion démographique en cours et l'impératif de sécurité face à la délinquance et la menace terroriste.
Or, si la bascule démographique nous interroge sur notre identité nationale, la disparition du militaire du paysage sociétal s'inscrit dans le primat de l'intérêt individuel sur l'intérêt collectif, en l'occurrence la sécurité générale du territoire et de la communauté nationale à moyen et long terme. Les politiques, confrontés à l'immédiateté des menaces internes, à la guerre économique et à la dette publique, leur donnent une priorité absolue tandis qu'ils détricotent allégrement, à coup de réformes successives, l'outil militaire et le budget qu'ils ont pourtant voté, et ce dans une indifférence totale qui ignore délibérément les appels des Cassandre alertant sur une éventuelle surprise stratégique considérée au demeurant comme une coquetterie de langage propre aux experts, autoproclamés ou non.
Cette indifférence, douloureusement vécue par les militaires qui ont bien pris conscience de leur déclassement vertigineux dans la hiérarchie des soucis de nos concitoyens, a de multiples causes.
En exergue, la méconnaissance abyssale des armées, de leurs capacités, de leur fonctionnement, tant chez les responsables politiques que chez nos concitoyens pour lesquels, depuis la suspension de la conscription, ces armées sont une véritable "boîte noire". La complexité des opérations modernes de gestion de crise n'en facilite certes pas la compréhension.
Par ailleurs, ces opérations "extérieures" au territoire national, souvent bien lointaines et aux enjeux non évidents, souffrent d'une légitimité contestable puisqu'elles ne mettent pas en jeu nos intérêts vitaux et résultent de choix politico diplomatiques régaliens englués dans le multinational et par définition critiquables.
Désormais outil d'influence plus que de défense, la force armée est un instrument parmi d'autres, dont la spécificité est de plus en plus contestée comme en témoignent la victimisation et la judiciarisation croissantes lorsque des pertes sont subies. Cette fragilité des décisions prises sans pratiquement en référer à la représentation nationale induit, dans le contexte actuel, une interrogation beaucoup plus fondamentale : alors qu'il n'y a plus (provisoirement ?) de menaces aux frontières, mais aussi qu'il n'y a plus de frontières aux menaces, notre outil de défense est-il bien adapté aux enjeux majeurs de demain et après-demain?
En d'autres termes, quelle armée, pour quelle défense ?
Alors qu'en dehors de la vieille Europe, la quasi-totalité des grands Etats réarme, alors que se multiplient les causes potentielles de conflits violents sur une planète dont il va falloir redistribuer les ressources essentielles, le moment est sans doute venu, en particulier dans le cadre de la prochaine échéance présidentielle, d'interpeller avec force nos politiques et nos concitoyens sur une problématique, certes bien éloignée de leurs soucis quotidiens, mais qui engage leur survie et celle de la cité à plus ou moins court terme. Il faut à ce propos refuser le recours incantatoire à une Europe de la Défense qui n'existe pas et n'est pas près d'exister car, dans tous les Etats, la Défense est au coeur des responsabilités régaliennes et engage leur survie physique et celle de leurs citoyens dès lors que les intérêts vitaux sont menacés.

CRÉATION D'UNE GARDE NATIONALE ?

Parmi les pistes de réflexion ayant vocation à faire débat, le rôle des armées, et en particulier des forces terrestres, sur le territoire national devrait faire l'objet d'une nouvelle réflexion, car, si le politiquement correct a fait de cette question un tabou sulfureux, l'exemple des révolutions récentes en Tunisie ou en Egypte montre l'importance de forces armées gardiennes de valeurs pérennes dans la maîtrise du chaos. Une question subsidiaire est l'éventuelle création d'une Garde Nationale permettant une certaine mobilisation des citoyens pour une cause qui les concerne directement. Enfin, l'examen ne pourra que constater la dégradation des capacités et la paupérisation accélérée de l'institution militaire. Peut-on se satisfaire d'une capacité de projection de forces qui, en engageant 5% de ses moyens en Afghanistan, ne laisse guère que des possibilités résiduelles d'entraînement aux 95% qui n'y sont pas ?
Cette remise en cause globale tant de l'institution militaire que de la place qu'occupe aujourd'hui le militaire dans la société doit par ailleurs s'accompagner d'un examen de conscience des militaires eux-mêmes. Grâce à une manoeuvre habilement fondée sur le discours de "recentrage sur le coeur de métier", ils ont été ravalés subrepticement et avec un certain mépris au rang de simples techniciens par une classe dirigeante tournée vers le profit et le "soft power". De ce fait, les militaires sont absents du débat stratégique, bien que la stratégie soit une chose trop sérieuse pour la laisser aux seuls politiques.
Corsetés dans le refus – au demeurant indispensable- du syndicalisme, ils se réfugient dans une tradition de mutisme et confient à leurs chefs qui n'en peuvent mais la responsabilité d'ouvrir les yeux des politiques et de défendre leurs intérêts professionnels. N'imaginant pas de violer la loi, à l'instar des magistrats ou autres CRS, ils se taisent d'autant plus que lorsqu'ils tentent de s'exprimer, comme cela se fait dans toutes les autres démocraties, le fameux "devoir de réserve", dont le contenu reste imprécis, leur est opposé avec menaces et sanctions à la clé.
Dans notre société de communication, il faut que, forts de leur compétence et de leur réflexion, les militaires, d'active comme de réserve, et les associations regroupant les citoyens préoccupés par les questions de défense, s'expriment avec vigueur, s'adressent aux étudiants, nos cadres de demain, et à nos concitoyens par l'ouverture de débats pédagogiques sur les véritables enjeux de nos relations internationales et de notre défense
 Ils doivent aussi, localement comme au niveau national, mettre les autorités politiques devant leurs responsabilités et recréer, dans le cadre d'un dialogue sans a priori ni exclusive, et sans plaidoyer corporatiste, une véritable proximité de relation avec un citoyen qui mesure difficilement les enjeux d'un domaine qui lui est tout sauf familier. Mais il faut également que notre personnel politique consente à montrer plus d'intérêt pour une institution qui n'est pas qu'un héritage, vaguement désuet, de l'Histoire, dont on ferait bien, d'ailleurs, de se rappeler les leçons.
La Défense est l'affaire de tous. Elle n'est pas un sujet politicien mais le véritable fondement de la politique d'une nation. A ce titre, l'institution militaire et ses serviteurs méritent plus d'attention et doivent cesser d'être, pour nos dirigeants, un outil diplomatique auxiliaire et une bien commode variable d'ajustement budgétaire. Les condoléances officielles à l'occasion des obsèques de soldats morts pour la France en opération extérieure et les discours flatteurs sur les prouesses de nos forces ne sauraient masquer l'affaiblissement critique de nos capacités et du lien entre les armées et la nation : sur cette pente, à quand une poignée de mercenaires d'Etat pour une politique toujours plus imprévoyante ?
 
L'armée et la politique de la France... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
"L'armée et la politique de la France" c'est le titre de la nouvelle lettre de l'A.S.A.F. - Association de Soutien à l'Armée Française que vous pourrez lire ci-après
 
Euthanasie... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La P.P.L. (Proposition de Loi) sur l'euthanasie a été repoussée au Sénat et nous vous remercions de votre mobilisation. L'alerte a été chaude, mais le combat n'est pas terminé pour autant. Attendons nous à de prochaine attaques.
Admirons la magnifique manifestation organisée par "l'Alliance pour la vie" devant le Sénat ce 25 janvier 2011. C'est simple, c'est beau, c'est tranquille, cela ne fait pas de mal, même plutôt beaucoup de bien!
Pour voir, suivez ce lien.
 
"Ne pas subir"... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
C'est sur cette citation du Maréchal de Lattre de Tassigny que commence la lettre de l'A.S.A.F. (Association "Soutien à l'Armée Française" de janvier 2011.

Lire la suite:

Medias et guerres asymétriques

La liberté d’informer est un droit imprescriptible de nos démocraties. Les pays où elle peut
s’exercer librement représentent à peine un tiers des états membres des Nations Unies. Elle
constitue un formidable atout de nos systèmes politiques, indispensable élément d’ouverture et
de connaissance, condition essentielle des choix démocratiques, et inestimable garantie contre les
abus et le retour des dictatures.
Autant dire qu’elle doit être protégée contre vents et marées. Mais cette liberté d’informer a un
prix. Ceux qui ont la charge et le privilège de la mettre en œuvre ont en effet la responsabilité
éthique et morale d’en faire bon usage. C’est d’autant plus vrai que le pays est confronté à la
menace d’une crise économique et sociale majeure et que ses forces armées sont engagées dans
une guerre difficile en Afghanistan et au Sahel, contre un ennemi dont les repères moraux,
religieux, politiques et sociaux sont à des années lumière des nôtres.
En d’autres termes, aujourd’hui plus que jamais, il est important de résister à la dictature du
tirage ou de l’audimat qui privilégie d’abord l’émotion, le sensationnel, la démagogie ou le
voyeurisme et donne une image biaisée des enjeux et de la réalité. Sans compter que l’obsession
du scoop contribue parfois à mettre nos forces en difficulté, faisant la part belle à leurs
adversaires, dont il arrive qu’on brosse un tableau scandaleusement positif.
Cette tendance est vécue comme une véritable trahison par un nombre croissant de Français.
Tout le monde garde en mémoire le sordide reportage de Paris Match, réalisé peu après le
combat d’Uzbin, qui coûta la vie à 10 militaires français. Nos concitoyens l’ont unanimement
condamné tant il était insultant pour nos soldats. Les terroristes, dont on connaît pourtant la
cruauté et qui tiennent lâchement en otage leur population, étaient présentés sous un jour
honteusement flatteur.
De retour en France, les militaires du 8e R.P.I.Ma, durement éprouvés par la mort au champ
d’honneur de huit de leurs jeunes frères d’armes, avaient mal vécu l’insidieuse polémique lancée
par de faux experts convoqués par les médias qui glosaient à perte de vue sur la jeunesse des
paras, leur insuffisante préparation, la faiblesse de leurs protections et la responsabilité de leurs
chefs.
Récemment encore, nombre de médias ont relayé une polémique sournoise, sur les conditions
exactes de la mort d’un des deux jeunes Français pris en otages au Sahel, allant jusqu’à mettre en
cause non seulement la décision prise par la France, mais également les forces qui ont mené
l’opération.
Preuve d’une approche démagogique de ces affaires d’otages, certains médias laissent parfois
croire que les terroristes pourraient généreusement libérer nos deux journalistes retenus en
Afghanistan ou qu’ils épargneront les touristes capturés au Sahel, alors que ces prisonniers
constituent à la fois une monnaie d’échange politique (les dernières menaces d’Al Qaïda le
montrent) et l’instrument d’une formidable propagande à laquelle se prêtent complaisamment les
médias français.
Ce travail de sape quotidien, sous couvert de libre information, mine l’opinion publique en
instillant le doute et la lassitude. A terme, cette complicité pourrait même être de nature à
infléchir la politique française pour un coût dérisoire.
En définitive, ce que l’on entend et voit dans nos médias sur ces conflits ne sert-il pas davantage
nos adversaires que nos forces ? Est-il acceptable que les communiqués d’AQMI, entreprise
criminelle par excellence, soient diffusés au même titre que ceux des responsables de la nation?
N’est-il pas consternant de voir que certains médias ne mettent pas en cause les preneurs
d’otages assassins des deux jeunes, mais plutôt les soldats français qui ont risqué leur vie pour
les libérer ? On pourrait même aller plus loin et s’interroger s’il est légitime qu’au nom de la
libre information et de l’objectivité on se laisse aller à traiter sur le même plan, nos forces et les
meurtriers de l’organisation terroriste d’AQMI.
Toute la nation doit participer à cette nouvelle guerre de 30 ans : il en va de sa liberté, de sa
sécurité et de son honneur. Affichons donc clairement notre détermination en honorant comme il
se doit les soldats tombés pour nous dans ces guerres qui ne veulent pas dire leur nom.
Au passage, les professionnels de l’information seraient également bien inspirés de résister au
corporatisme qui semble faire de leurs collègues journalistes victimes des terroristes ou des
Talibans, une caste à part, digne de la compassion particulière de la nation. Alors que les soldats
français, pourtant envoyés en Afghanistan par la République, où ils sont engagés pour notre
sécurité, n’ont droit, quand ils sont tués au combat ou blessés, qu’à quelques maigres entrefilets
dans les journaux et à d’éphémères et laconiques brèves aux informations télévisées, y compris
sur celles des chaînes de l’Etat.
Commémorer les soldats sacrifiés dans un combat pour notre sécurité avec au moins autant de
constance et de recueillement que les journalistes chargés de l’information et victimes de leur
métier ou que des touristes surpris au cours de leurs vacances, voilà qui serait la preuve que notre
esprit de défense se porte bien, et que tous ensemble, nous sommes déterminés à ne pas subir la
loi de la terreur.
Mais nous pourrions faire plus pour ceux qui sont morts pour notre sécurité. Pourquoi ne pas
projeter la nuit, sur les piliers de l’Arc de Triomphe, le visage de ces soldats? Ils doivent être
connus, reconnus et fièrement honorés par l’ensemble des Français ; leur mort n’est pas un fait
divers, c’est un sacrifice accepté par et pour la France.

ASAF : 18 rue de Vézelay-75008 Paris – Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir - site : www.asafrance.fr


 
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