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Le cas Merah! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le député européen Bruno Gollnisch nous livre une très bonne analyse du cas Mohamed Merah indépendamment de l'affaire  de Toulouse, et il faut aller jusqu'au bout.

AFFAIRE MERAH : LA QUESTION QUI N’EST PAS POSEE
> par Bruno GOLLNISCH, Député européen
>
> RESUME : la question qui n’est pas posée est celle de la nationalité. En
> refusant le droit du sang, de pratique ancienne et quasi universelle, notre
> Gouvernement donne la nationalité française aux ennemis de la France et les
> entretient chèrement aux frais du contribuable. Pour des raisons
> idéologiques et électorales, le code de la nationalité n’a jamais été
> révisé, contrairement aux promesses de la majorité parlementaire.
>
> La plupart des commentaires sur l’affaire MERAH demandent de ne pas
> stigmatiser tous les Musulmans. Ils ont raison. Il n’y a pas dans notre
> culture occidentale, et il ne saurait y avoir, de responsabilité collective
> . En revanche, on voudrait être plus certain que l’Islam est bien pour tous
> les Musulmans cette religion de paix et d’amour que l’on nous vante dans
> autant de discours lénifiants. Poser la question, c’est hélas y répondre.
> Un responsable de l’enquête a exposé que la date choisie par MERAH pour ses
> crimes n’était pas choisie au hasard. Et notamment celle du 19 mars, jour
> anniversaire de l’entrée en vigueur des accords d’Evian. Puisque l’on nous
> y « invite » donc, rappelons que l’ islamisme fanatique et
> l’anti-occidentalisme furent parmi les principaux ressorts de l’action du
> F.L.N. algérien, aujourd’hui encensé de façon indécente, qui pratiqua
> systématiquement les assassinats de civils, y compris les assassinats
> d’enfants européens, (enfants de deux et trois ans égorgés, crucifiés sous
> les yeux de leurs parents) mais aussi musulmans, comme l’entière population
> du village de Melouza, les familles des malheureux harkis abandonnés par la
> France, etc.
> Pas plus tard que cette semaine, dans Marianne, Zohra DRIF, Sénatrice
> algérienne, revendique fièrement d’avoir contribué à l’attentat du « Milk
> Bar » et justifie ses assassinats. Mme Danielle MICHEL-CHICH, qui avait
> alors 5 ans, y perdit une jambe, et sa grand-mère, qui l’y avait emmenée
> pour manger une glace. Elle lui répond de façon digne mais ferme. Les
> morts, eux, ne sont plus là pour répondre à la sénatrice meurtrière.
> Mais revenons à MERAH. Je laisserai de côté les aspects seconds, voire
> secondaires, comme les discussions pour savoir s’il aurait dû être
> neutralisé dès que la DCRI avait eu connaissance de son séjour au Pakistan.
> La gauche, qui a voté contre tous les systèmes de collecte d’information,
> paraît s’indigner de la carence des autorités. Que n’aurait-elle pas dit si
> l’on avait inculpé ou inquiété ce bon jeune homme au seul motif de cette
> ballade « touristique ».
> Il est tout de même étrange, avouons-le, qu’on ait laissé prospérer ce
> réseau salafiste que la Dépêche du Midi qualifiait de «Bureau de
> recrutement pour le Djihad », et dont onze membres avaient été arrêtés…dès
> le 14 février 2007 ! Quant à la « neutralisation » de Mohammed Merah, il
> est vrai qu’il eut bien mieux valu le prendre vivant, afin d’en tirer plus
> d’informations. Mais c’est facile à dire pour des commentateurs qui
> écrivent tranquillement leur « papier » dans leur bureau, et qui n’ont
> jamais entendu siffler que des balles de tennis. Moins facile pour des
> policiers en situation dont la vie est directement menacée.
> Ce qui m’intéresse ici se situe en amont de tout cela : que faisait ce
> garçon dans un pays –le nôtre- qu’il haïssait, comme d’autres membres de sa
> famille ? Comment d’ailleurs, et pourquoi, cette famille est-elle
> arrivée-là, dans un pays où théoriquement l’immigration de travail a cessé
> depuis 1975 ? A quelle rationalité obéissait cette présence ? Quel profit
> la communauté nationale a-t-elle retiré de cet « apport » au regard des
> coûts ? Je ne parle pas des coûts consécutifs au drame : humains-ils sont
> irréparables- ou matériels : les pensions dues aux veuves, aux orphelins,
> etc. Non, je parle de ce qu’il y a eu avant, et que l’on n’évoque pas, ou
> si peu, ou par bribes, et pour cause :
> Combien donc a coûté la famille MERAH à la France ? le Père, Mohammed MELAL
> MERAH, qui nous a légué ses rejetons et s’en est si peu ou mal occupé,
> incarcéré ici quatre années pour trafic de drogue, et qui a eu le bon goût
> de retourner en Algérie. La mère, les deux frères, les deux sœurs, M. ESSID
> le beau-père, et Sabri ESSID, le fils de ce dernier, autre militant
> salafiste, arrêté les armes à la main, fin 2006 en Syrie, près de la
> frontière avec l’Irak, condamné et incarcéré en France !
> - Quelle partie des dépenses de la collectivité a été couverte par leur
> travail ?
> Et en particulier pour feu Mohammed MERAH : combien a –t-il coûté à ce
> pays, qu’il a remercié par ces actes affreux, en allocations pré- et post-
> natales, en scolarisation gratuite (avec bourses ?), en allocations
> familiales, en soins gratuits remboursés par la sécurité sociale, y compris
> l’hépatite A contractée au Pakistan, en formation professionnelle (C.A.P.
> Carrossier), en Aide Personnalisée au Logement, en R.S.A. ? Combien ont
> coûté ses méfaits précédents, ses 18 arrestations, ses 15 condamnations, en
> dommages, déprédations, temps passé de policiers, de magistrats, de
> greffiers, d’éducateurs, etc. ? et ses 21 mois d’incarcération ?
> Oui, combien tout cela a-t-il coûté ? 200.000, 300.000, 400.000 € ? moins ?
> plus ?
> Et ceci induit bien sûr une deuxième question. LA question. Question taboue
> pour le « politiquement correct ». Question qui NE DOIT pas être posée
> selon, entre autres, le journal Libération. Et qui de fait ne l’a pas été.
> La question de la Nationalité. Il paraît qu’à l’UMP Jacques MYARD, député,
> l’a soulevée avec trois autres parlementaires du même bord. Ils demandent
> que désormais l’octroi de la nationalité française à des étrangers nés en
> France n’ait plus de caractère automatique.
> Dans Libé, journal passé du maoïsme à ROTHSCHILD, aujourd’hui son principal
> actionnaire, devenu gazette officielle de la bien-pensance, et arbitre des
> élégances morales, M. François SERGENT, éditorialiste, s’en indigne. Il
> stigmatise le « Propos ignoble et hystérisé » (sic). Il s’écrie : « MERAH
> est aussi français que Jacques MYARD ». Il martèle « MERAH est certainement
> un monstre, mais un monstre français ». Nous y voilà. Il faut que MERAH
> soit de chez nous. Bien de chez nous. Rien que de chez nous. Parce qu’il
> faut que quelque part la France soit coupable. Et personne d’autre.
> Coupable, la France, de n’avoir pas été assez gentille avec celui que son
> ex-avocate, dans le même journal, nous présente comme « Gentiment crâneur,
> attachant, maladroit » (pas dans le maniement des armes, semble-t-il), car
> « Son rapport aux adultes était marqué par une grande politesse, une
> certaine délicatesse. Il était attentif à ses interlocuteurs » (les
> victimes apprécieront). Elle gardera donc l’ « image de ce gosse souriant,
> nuque courte, jean taille basse, polo « Ralph Lauren » (sic). Comme tout
> cela est touchant ! D’autant plus que Libé prend bien soin de ne pas nous
> dire un mot des raisons qui ont valu à MERAH ses déboires judiciaires. Et
> de conclure :
> « Jusqu’à quelle génération un enfant né français sera-t-il renvoyé à son
> origine algérienne, pour combien de générations son ascendance le fera-t-il
> éternellement étranger au pays qui est le sien ? ». Voilà, M. SERGENT, un
> noble et beau discours, que beaucoup d’enfants d’origine européenne eussent
> aimé entendre lors de l’indépendance algérienne, eux dont les familles
> étaient en Algérie depuis parfois six générations, au lieu de se voir
> proposer le « choix » entre la valise ou le cercueil !
> Mais il n’est pas besoin de remonter si loin ! Mohammed MERAH est de la
> première génération à être francisée, et il l’a été, sans perdre sa
> nationalité d’origine, par l’effet quasi-automatique d’un Code de la
> Nationalité qui distribue la qualité de Français aussi bien à ceux qui l’on
> méritée qu’à ceux qui ne la méritent pas, à ceux qui la désirent comme à
> ceux qui la méprisent, à ceux qui aiment la France comme à ceux qui la
> haïssent. Et c’est là tout le problème ! Un problème tabou, mais un vrai,
> un grave, un très grave problème !
> En réalité, comme je l’ai dit dès le début de cette affaire, et comme
> presque tous les media l’ont occulté, le plus longtemps possible, Merah, né
> le 10 octobre 1988 de parents algériens, avait la double nationalité.
> C’était d’ailleurs une évidence. Croyez-vous un seul instant que la France
> ne revendiquerait pas comme l’un des siens, par exemple, un enfant né de
> père français et de mère française au Guatemala, et ce au seul motif que sa
> naissance dans ce pays lui vaudrait la nationalité guatemaltèque ?
> A ce compte-là, Valéry Giscard d’Estaing serait allemand ; Jean-Luc
> Mélenchon, Elisabeth Guigou et Dominique de Villepin marocains ; Edouard
> Balladur, turc ; Bertrand Delanoë, tunisien ; puisqu’ils sont nés
> respectivement à Coblence, à Tanger, à Marrakech, à Rabat, à Smyrne, à
> Tunis ! Absurde ? Oui, absurde, en effet ! C’est donc que la filiation, est
> un critère a priori bien plus fort que le lieu de naissance dans
> l’attribution de la nationalité. Et voilà justifié ce fameux droit du sang,
> ius sanguinis, que d’incultes crétins font remonter à Adolf Hitler, alors
> que ce concept de droit romain, le plus important dans les droits de la
> nationalité de tous les pays du monde, se trouve depuis toujours dans tous
> les manuels de droit international privé des facultés de droit, sans
> exception. Concept si peu « racial » qu’il englobe aussi l’attribution de
> la nationalité de l’adoptant à l’adopté, du moins dans l’adoption plénière.
> Eh bien si nous considérons qu’un enfant né de parents français, même à
> l’étranger, est français, l’Algérie, très légitimement, fait de même pour
> les siens. Merah était donc algérien, et son père vient de vendre la mèche
> en révélant qu’il avait toujours eu un passeport algérien.
> Et j’en viens à ma conclusion : si le Code de la Nationalité était ce qu’il
> devrait être, comme ce qu’il est dans la plupart des pays du monde, la
> naissance sur le sol français ne lui aurait conféré aucun droit
> automatique. Elle eût été un simple élément à l’appui d’une éventuelle
> demande de naturalisation. Naturalisation accordée à ceux qui s’en sont
> montré dignes-(il y en a, bien sûr !), et refusée aux autres, comme ç’eût
> été le cas en l’espèce, compte tenu de ses multiples méfaits. Mieux : les
> méfaits des rejetons –et du père- auraient conduit dans n’importe quel pays
> à la résiliation des autorisations de séjour de cette famille étrangère.
> Car le séjour en France n’est pas un droit. C’est une faveur. Les parents
> Merah qui, contrairement aux exigences de la loi, ne se sont pas présentés
> lors des comparutions de leur rejeton, n’auraient pas pour autant été
> condamnés. Mais il leur aurait été enjoint de retourner dans leur pays avec
> leur descendance, puisque certains de leurs enfants troublaient gravement
> l’ordre public français. C’est ce qui arrive en pareil cas dans la plupart
> des pays du monde.
> C’est certainement ce qui arriverait à une famille française dont les
> enfants commettraient des méfaits en Algérie. C’est conforme au droit
> international public. Et c’est le bon sens. Et cela aurait très
> certainement sauvé six vies, sans compter celle de Merah lui-même qui
> aurait eu cependant intérêt à filer doux : la police et la justice
> algérienne sont moins compréhensives que les nôtres.
> Un dernier mot. Je connais M. MYARD depuis 26 ans. C’est un collègue
> aimable. Quand j’étais député en 1986 à l’Assemblée Nationale, membre de la
> commission des Affaires Etrangères, il était Conseiller de M. Michel
> AURILLAC, ministre de la Coopération dans le gouvernement CHIRAC. J’avais
> été élu sur le programme du Front National ; la majorité chiraquienne avait
> été élue sur un pâle décalque de ce programme FN, qui s’appelait « la
> plate-forme commune RPR-UDF» (on dirait aujourd’hui : « la plate-forme UMP
> »). Dans ce document, RPR et UDF s’engageaient solennellement à changer le
> Code de la Nationalité pour faire disparaître les cas de « naturalisation
> automatique ». Il fallait empêcher les électeurs d’aller massivement vers
> le Front…
> Quand la mandature s’est terminée, RPR et UDF avaient renoncé à changer
> quoi que ce soit. Ils n’ont pas changé un seul mot des lois sur la
> nationalité. 26 ans après, ils en sont toujours aux promesses électorales.
> Votez Marine Le Pen.
>
> P.S. Cet article me vaudra, c’est sûr, comme d’habitude, des accusations de
> dureté de cœur, d’incitation à la haine, de récupération politique, et tout
> le bazar habituel de la rhétorique des bien-pensant. Je m’en contrefiche.
> Comme l’écrivaitChateaubriand, il est des temps où il faut être économe de
> son mépris, à cause du grand nombre de nécessiteux. Je réserve ma
> compassion aux victimes : aux soldats français, aux enfants et à leur
> maître assassinés d’aussi ignoble façon.
> Et aussi aux victimes d’avant le crime : à Bitru, figure du français de
> souche –du « souchien », comme ils disent- qui part au boulot tous les
> matins, qui n’emmerde personne, qui élève ses gosses, qui n’aura jamais de
> quoi se payer le pavillon de ses rêves, qui vivra ses dernières années avec
> 750€ de retraite, et qui, sans le savoir-et sans qu’on lui ait jamais
> demandé son avis- a entretenu Merah par son travail, ses cotisations et ses
> impôts…
> Quant à ceux qui m’accuseront d’écrire par détestation de l’Algérie ou des
> Arabes, ils ont aussi tout faux : je n’ai rien contre les Algériens ; je
> souhaite des relations apaisées et mutuellement profitables avec l’Algérie.
> La famille Merah aurait pu venir d’Argentine, d’Albanie, du Kirghizistan ou
> du Zimbabwé, mon raisonnement serait le même.
 
Mali: le point de situation... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Au Mali, ce pays existe t-il encore? une seule chose semble acquise, c'est la "libération" de l'Azawad§
Lire à ce sujet l'article du "Figaro" en suivant ce lien.

Et l'avis de notre ami Bernard Lugan, le meilleur spécialiste de l'Afrique, ci après:

Au Mali, après Gao, Tombouctou, la « cité mystérieuse » qui fit tant rêver les explorateurs du XIX° siècle, semble désormais à la portée des combattants touaregs. Sans une intervention étrangère de dernière heure, on ne voit pas comment la ville pourrait leur échapper. Toute la rive nord du fleuve Niger sera donc entre leurs mains. L'actuel conflit a débuté le 17 janvier 2012, à Menaka et dans la région de Kidal, les Touaregs revendiquant l'autodétermination et l'indépendance, leur guerre étant destinée à « libérer le peuple de l'Azawag de l'occupation malienne ».
 
Plus à l'Est, en Libye, dans les régions de Sebha et de Koufra, les combats meurtriers entre les Toubou et les tribus arabes  ont repris le 26 mars et les Toubou revendiquent désormais, eux aussi, un Etat indépendant.  Comme la moitié de l'ethnie toubou vit au Tchad où elle est connue sous le nom de Goranes, les actuels évènements risquent d'y rallumer par contagion une autre guerre, interne celle là, entre les Toubou-Goranes et les  Zaghawa qui sont au pouvoir à N'Djamena.  

 Voilà le double résultat de l'intervention franco-otanienne en Libye. Le président tchadien Idriss Déby Itno avait vu juste quand il avait mis en garde Paris, affirmant qu'elle allait déstabiliser toute une région aux fragiles équilibres[1].

 Face à cette situation, qu'est-il possible de faire ?

 Pour le moment, au Tchad, le président Déby a la situation sous contrôle, mais il ne peut pas laisser les Toubou de Libye se faire massacrer au risque de voir les Toubou-Goranes échapper à son autorité.

 Au Mali, l'alternative est simple :

 - Soit nous laissons le cours de la longue histoire reprendre son déroulé et nous admettons la réalité qui est que le Mali n'a jamais existé et que les Touaregs ne veulent plus être soumis aux Noirs du Sud. Dans ce cas, nous entérinons le fait accompli séparatiste et nous veillons à ce que les Touaregs qui auront obtenu ce qu'ils demandaient deviennent nos alliés dans le combat contre Aqmi.

- Soit, de concert avec les Etats de l'Ouest africain, nous intervenons militairement contre les Touaregs pour reconstituer une fiction d'Etat malien et nous  jetons ces derniers dans les bras d'Aqmi avec tous les risques de contagion qu'une telle politique implique.

 Bernard Lugan
01/04/2012
 
Kader Hamiche: propos d'un fils de harki! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Il faut lire ces réflexions d'un fils de Harki qui, en survolant quelques millénaires; remet bien des choses à leur place et assène quelques vérités qui ne sont pas très politiquement ni historiquement correctes.

Toutes les civilisations ne se valent pas... Évidemment !

 De Kader Hamiche, Fils de Harki et fier de l'être à Toulouse !


Bien sûr que les civilisations ne se valent pas. Mon père, qui aura 88 ans demain et qui fut Harki pendant 6 ans et 9 mois, répète à qui veut l'entendre, à propos de son engagement en 1955 : "Nous avons combattu pour que la France reste en Algérie, parce que nous savions que les Arabes (pris au sens générique, autrement dit les peuples de langue arabe, y compris le Kabyle qu'il est) étaient incapables de la gouverner. Si c'était à refaire, je le referais !". Dieu sait pourtant si nous, les Harkis, avons souffert de la "décolonisation" de l'Algérie ! En réalité, ce que ce pays est devenu démontre à l'évidence que mon père avait raison. Mais élargissons !

La civilisation occidentale est supérieure aux autres civilisations. J'entends : "Ce sont les Chinois qui ont inventé la poudre !". Et alors ! Qu'en ont-ils fait ? Des pétards ! On nous dit : "Les arabes ont inventé les chiffres !" Faux ! Eux-mêmes disent "chiffres indiens" et pas "chiffres arabes"... Et la médecine : faux ! Tous ce que les Arabes connaissaient de la médecine était connu des Égyptiens, des Grecs et des Romains.  

Le mérite des Arabes est de les avoir conservées, non pas par vocation, d'ailleurs, mais parce qu'ils se sont trouvés à la tête de populations qui en avaient hérité. Mais, avant d'aller plus loin, rappelons que le terme "Arabe" pour désigner les populations de l'Afrique du Nord (pris dans son extension maximale, du Maroc à la Syrie) désigne en réalité un mélange de populations berbères, grecques et... gauloises islamisées. Gauloises parce que, précision pour les ignares, les armées romaines étaient composées pour un tiers de Gaulois et un tiers de Gétules, c'est-à-dire de Berbères, et beaucoup de Grecs de l'Est (Macédoniens, Thraces). Une fois démobilisés, ils recevaient une terre et s’établissaient sur place. C'est l'origine des yeux bleus et des cheveux blonds de certains Berbères d'aujourd'hui.  Il en est de même d'une partie des Juifs Séfarades aux yeux bleus et aux cheveux blonds, descendants de ces Euro-Berbères convertis au Judaïsme un siècle avant l'arrivée des Arabes en Afrique du Nord. Comme les autres Berbères, ils ont été, assez récemment, d'ailleurs, dotés de noms comme Bensaïd, Zemmour, Zeitoun, etc. Les Berbères de pure race (si j'ose employer ce mot sans me faire insulter) sont des Sémites et, donc, ont les yeux et les cheveux bruns ou noirs. Soit dit par un Berbère de Kabylie !

Rappelons que Rome et Byzance, qui lui a succédé à la tête de l'Empire, ont gouverné la rive sud de la Méditerranée pendant 800 ans (si on retient la période -146 : destruction de Carthage, à 647 : début de la conquête de l’Égypte par les Arabes). Les Arabes en tant que tels ne sont apparus dans l'histoire du bassin méditerranéen qu'avec l'Islam. Ce fut en réalité, du point de vue de la civilisation, catastrophique. Le grand historien berbère Ibn-Khaldoun (1332-1406) disait des Arabes "Partout où ils passent, les murs tombent en ruine !".  En fait il faisait allusion à leur rigorisme religieux, à leur humilité et au mépris des choses de ce monde qui leur faisaient considérer comme impie tout homme ayant la prétention de s'élever au rang de Dieu en prétendant laisser quelque chose de son passage sur terre. La civilisation dite "Arabo-Andalouse", c'est-à-dire ce peuple composé de descendants d'Ibères, de Berbères, de Latins, de Phéniciens, de Vandales et de Wisigoths de civilisation gréco-romaine, était très avancée avant l'arrivée des Arabes, ou, plus exactement des Berbères islamisés de Tarik Ibn Zyiad au début du VIIIème siècle. Elle a perduré pendant trois siècles sous domination musulmane soft avant que des tribus almoravides et almohades rigoristes venues du Maroc ne la ruinent.

N'est-ce-pas ce qui est en train de se reproduire dans les pays musulmans ? Et n'est-ce pas ce qui guette la France ? A coup sûr, beaucoup de Français, y compris des Français musulmans, le craignent. Là est le nœud. Poser la question, exprimer ses craintes ne signifie pas qu'on s'attaque aux Musulmans ou à l'Islam : encore une fois, beaucoup de Musulmans, et pas seulement en France, craignent la dictature de l'Islam rigoriste sur une religion et sur des peuples à l'origine tolérants. Ce qui se passe en Tunisie, en Libye et en Égypte, où les Islamistes obtiennent 2/3 des voix aux élections, est très inquiétant. Que les Tunisiens de France aient voté à 46% pour les Islamistes n'est pas, de ce point de vue, rassurant. Que vous le vouliez ou non, l'Islam pris au premier degré et hors contexte, est une religion intolérante qui, sous la coupe de servants haineux de l'occident et rêvant de djihad sanglante, ne demande qu'à devenir totalitaire. Pour qu'il en soit autrement, il faudrait qu'il se réforme et s'adapte aux temps présents. Ce qui n'est pas prêt à advenir, au train où vont les choses et, surtout, compte tenu de la complaisance avec laquelle nos élites crient au loup dès qu'on remet en cause. Et j'ai une pensée pleine de pitié pour des gens comme Abdelwahab Meddeb, Soheib Bencheikh ou Malek Chebel qui se battent désespérément pour que l'Islam entre dans le XXIème siècle.

Il est parfaitement évident que derrière la déclaration de Claude Guéant il y a la hantise de cette dérive. Ceux qui crient au loup sont, au mieux, des bisounours, au pire des dangereux manipulateurs irresponsables.

On sait très bien que la Gauche compte beaucoup sur les Musulmans de France pour conquérir et conserver le pouvoir. Quitte à concéder aux plus obscurantistes et arriérés d'entre eux des droits exorbitants. 

C'est le cas depuis des années dans les HLM où les logements sont disposés de telle façon que la polygamie puisse perdurer sous couvert de "foyers mono-parentaux". Ce sera le cas lorsque F. Hollande sera élu Président de la République, car il le sera, et qu'il accordera le droit de vote aux étrangers, qu'il régularisera 600 000 Immigrés, créant ainsi un appel à l'entrée de 600 000 autres, qu'il ouvrira les vannes de l'immigration non pas du travail mais du chômage, etc., sans se soucier des problèmes que cela pose pour l'emploi, pour le logement, pour l'école , etc.., dont les Immigrés en place sont les premières victimes, d'ailleurs. En un mot, qu'il appliquera la politique prônée par ses amis de Terra Nova, lesquels lui conseillent de renoncer au vote des classes laborieuses françaises pour celui des Immigrés.

En France, les Musulmans sont au nombre de 4 millions. Dans dix ans, ils seront 50% de plus. Le fait que les deux tiers d'entre eux aient la nationalité française n'est pas une garantie car un bon Musulman ne reconnaît qu'une seule nationalité (ou allégeance) : l'Islam. Et même "modérés" comme on dit abusivement, car il n'y a pas d'Islam "modéré", les Musulmans sont tenus de se plier aux diktat de leurs directeurs de conscience les plus radicaux et les plus haineux, sous peine d'être exclus de l'oumma. Trente-quatre imams radicaux ont été expulsés de France depuis dix ans. Combien sont-ils encore en place ? Et que se passera-t-il quand ils représenteront 15% de l'électorat ? Évidemment, ils ne voudront rien imposer aux "roumis" mais ils auront les moyens de faire valoir des revendications communautaristes. Par exemple, ils exigeront que la charia soit appliquée en France aux citoyens musulmans. C'est déjà le cas de juristes marocains qui essaient d'obtenir cela discrètement mais fermement.

Sur le fond, il est évident qu'une "civilisation" basée sur une religion qui préconise la polygamie, la soumission à l'oumma et punit d'apostasie les Musulmans qui doutent de leur religion est moins avancée que la civilisation occidentale. Une religion dont les adeptes sont les descendants de peuples colonisés, qui portent l'histoire de leurs pères comme un étendard et excipent de cette histoire pour revendiquer des "réparations".

En réalité, pour bien appréhender cette question de manière dépassionnée, en mettant de côté les a-priori et les préjugés et en se gardant des procès d'intention, il faut adopter le modèle intellectuel des antiques Romains à propos des Germains. Les Romains appelaient "germains" les Barbares du Nord ("Barbare" n'étant pas un terme péjoratif mais le qualificatif appliqué à tous ceux qui n'étaient ni des Romains ni des Grecs). Or, "germain" veut dire "frère" ! (D'où "cousins germains", contraction de "cousins issus de germains" c'est-à-dire "fils de deux frères". 

Pour info : les Kabyles, qui ont gardé beaucoup de la civilisation romaine dans laquelle ils ont baigné pendant 1000 ans, appellent "frère" les enfants issus de frères. Cela, tout simplement parce que les Romains avaient toujours à l'esprit qu'eux-mêmes, c'est-à-dire les Latins, les Germains, et ...les Gaulois, étaient des peuples frères, autrement dit, des branches d'un seul et même peuple A DES STADES DIFFÉRENTS D'UNE SEULE ET MÊME CIVILISATION. Tout en se considérant comme plus "avancés" en civilisation que les Germains, les Romains les respectaient et admiraient chez eux le fait qu'ils aient gardé certaines valeurs qu'eux-mêmes avaient perdues. En cela, les Romains regardaient les "Barbares" du Nord comme les témoins d'un âge d'or dont ils avaient la nostalgie. Et jamais ils ne les considéraient comme incapables ou indignes des plus hautes responsabilités et pouvoirs dès lors qu'ils adoptaient le modèle de civilisation romain. Rappelons que la dynastie des Sévère, originaire de Libye, donna 6 empereurs à Rome.

Dire que la civilisation occidentale est supérieure aux autres, ce n'est pas établir une hiérarchie entre les hommes. Dire que la civilisation chrétienne est supérieure à la civilisation musulmane n'a rien de choquant dans la bouche d'un Chrétien. Et cela ne signifie pas qu'un Chrétien est supérieur et plus digne qu'un Musulman. C'est comme en politique : être de Droite ne signifie pas qu'on se croit supérieur à son voisin qui est de Gauche. 

Cela signifie qu'on pense avoir raison et lui tort. On pense qu'il se trompe. Comme disent les Francs-Comtois : "Quand j'vois c'que j'vois, que j'entends c'que j'entends et que j'sais c'que j'sais, j'ai ben raison d'penser c'que j'pense !" 

On pourrait dire "le stade de civilisation atteint par l'occident est supérieur à celui atteint par d'autres peuples". 

Cela constitue une profession de foi quant aux capacités de tous les hommes à atteindre un degré supérieur de civilisation. Les Chinois, il y a soixante-dix ans, détruisaient les rails de chemins de fer parce qu'ils pensaient que le train dérangeait les dragons qui vivaient sous terre. A la même époque, la famine y a fait des dizaines de millions de victimes. Appelez ça comme vous voudrez mais si la civilisation chinoise d'il y a soixante dix ans n'était pas capable de nourrir son peuple, elle n'était pas à la hauteur ! Comment les Chinois ont-il résolu le problème ? En adoptant le modèle occidental, donc la civilisation occidentale. CQFD !

Dans le même ordre d'idée, les Arabes ou les Africains ou les Indiens n'ont jamais fait aucun progrès par eux-mêmes. Qu'on me cite UNE invention réalisée par un ressortissant de pays du tiers-monde ! Le premier d'entre eux à avoir reçu un Prix Nobel (en 1979) fut le physicien pakistanais Abdus Salam qui vivait en Grande-Bretagne ; le second (en 1983) fut l'Indien Subrahmanyan Chandrasekhar, étudiant à Cambridge puis émigré aux États-Unis ; le premier Chinois (de Hong Kong - 1998) fut Daniel Chee Tsui, émigré aux États-Unis. Tous ces gens sont devenus des gens universellement reconnus comme universellement utiles en s'intéressant à des sciences typiquement occidentales. Autrement dit, toutes les civilisations ne permettent pas d'accéder au même degré de progrès mais tous les hommes en sont capables pourvu qu'ils adoptent les acquis de la civilisation la plus avancée, c'est-à-dire la civilisation occidentale.

Encore un mot. Je suis né en Kabylie en 1955, il y a assez longtemps pour avoir vécu dans une maison sans eau courante, sans électricité et sans chauffage. Ma mère allait chercher l'eau au fond d'un ravin où coulait un frais ruisseau bordé de grenadiers. Ma foi, c'était beau, poétique et charmant (et les grenades succulentes). Elle faisait de même du bois de chauffage. Quant à la lumière, on se contentait de celle du soleil, autrement dit, lever à l'aube, veillée au coin du feu de bois et, grand luxe, coucher quelquefois à la bougie. Eh, bien ! J'aime encore plus le robinet d'eau chaude de ma douche et les radiateurs qui m'assurent une température constante de 19° alors qu'il fait -10 dehors ! Quant à mon père, il m'a dit il y a peu "Chaque jour, je remercie Dieu de nous avoir envoyé cette épreuve (la guerre d'Algérie et l'exil) ! Là-bas, nous avions un âne pour trois frères ; ici, chacun de mes enfants a deux voitures !" Je gage que les 36 millions d'Algériens qui vivent aujourd'hui indépendants sous l'administration "progressiste" de leur gnome Bouteflika ne seraient pas loin de nous envier. Et le milliard d'Africains ! Et le milliard et demi d'Indiens ! Etc.

Kader Hamiche, Fils de Harki et fier de l'être, Toulouse

Source : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/toutes-les-civilisations-ne-se-109913
 
L'armée fait des économies! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La France a des soucis de budget, notre pays doit à toute force réduire la voilure de son énorme déficit, il faut faire des coupes sombres dans les dépenses.
C'est une évidence pour tout le monde, mais tous les ministères, toutes les branches de la fonction publique nationale ou régionale ne sont pas prêtes à se sacrifier au nom...des avantages acquis, au nom de la solidarité de...classe.
Le seul ministère qui est aux ordres, le petit doigt sur la couture du pantalon, c'est le ministère de la défense!
Et voilà t-il pas que nos équipements, non stratégiques évidemment ou non couverts par le secret-défense, enfin pour le moment, sont commandés à des sociétés étrangères qui font fabriquer dans les pays "émergents", en Asie.
Lire à ce sujet l'article du "Républicain Lorrain" en suivant ce lien.
L'armée délocalise!
Elle fait des économies et dans le même temps, elle entraînne des suppression d'emplois dans les entreprises françaises ce qui crée du chômage, donc des allocations chômage, des R.S.A., un manque à gagner sur les cotisations sociales, les impôts, une perte de pouvoir d'achat donc moins de consommation, donc moins de T.V.A., etc...
Il faudrait objectivement faire la balance pour savoir si les 1, 70 €uros de différence sur la petite culotte de sport n'est pas compensée par tout ce manque à gagner?
Pour l'instant, il ne s'agit que de délocaliser les vêtements? Non, il y a bien d'autre besoins que l'armée sous-traite et nous prenons le chemin des anglo-saxons (américains, anglais, sud-africains) qui délocalisent de plus en plus de missions opérationnelles dans les différents théâtres d'opérations -Irak, Afghanistant, Lybie, Syrie,...
Pour l'instant chez nous, nous en sommes à la restauration, le pliage de parachute, la mutualisation des cibles maritimes, voir des avions de combat pour l'entraînement des pilotes, etc...
Jusqu'où iront nous?
 
Hommage aux parachutistes du 17ème R.G.P. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les parachutistes du 1ème R.G.P. "ont été abattus parce qu'ils étaient des soldats français, parce qu'ils étaient l'armée française. C'est l'armée française qui a était visée et c'est la République qui a été touchée" comme le déclare Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions militaires au journal Marianne 2, précédant les déclarations de notre Président de la République à Montauban lors des obsèques des trois militaires tués.
Lire l'article du "Monde" en suivant ce lien.
Lire l'article du "Point" en suivant ce lien.
 
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