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La désinformation cinématographique |
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Après les Indigènes1 et Mon Colonel, les films de fiction récents prennent des libertés avec la réalité historique. C’est leur droit, mais cela contribue à une manipulation de l’opinion sur une période douloureuse et non apaisée de notre histoire.
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"L'ennemi intime" Qu'en penser? |
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Au risque de surprendre, je ferai un aveu. Trois fois je suis allé voir cette fiction. D'abord, j'en suis ressorti outré. Silencieux. Malgré tout j'y suis retourné, pour me faire, sans émotion, une opinion. Attentif, rien, je crois, ne m'a échappé. Avec quelques spectateurs, comme moi restés jusqu'au bout, et ressortis en silence. Rien de stimulant à se dire ! Je m'y suis alors rendu seul pour noter quelques impressions. A mon avis, il n'est pas indispensable de s'y rendre… Bientôt la télévision nous le montrera, et à une heure de grande écoute.
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La parole est à Jean Monneret |
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Cela aurait pu être un grand film. Une de ces œuvres de guerre dépeignant tout simplement l’héroïsme avec cette part inévitable de souffrance qui est la composante du destin militaire. Le metteur en scène a disposé de solides moyens, l’image est réussie et les acteurs excellents. On aurait presque pu oublier la double ineptie historique qui s’affiche sur l’écran en ouverture du film : « …le FLN désire négocier… » et à la fin : « … le conflit a fait entre 300 000 et 600 000 morts… ». |
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