Une mission de vérité sur les combats de la France dans l’histoire
récente de notre pays, calomniés soir et matin par les sinistres hérauts
de la “repentance”, fossoyeurs de tout honneur et de toute identité
nationale…
Un silence d'état: Les disparus de la guerre d'Algérie
Libre journal de Roger Saboureau du 13 février 2012
50 ans après, si les massacres de harkis et de musulmans fidèles à la France pendant cet été 62 sont maintenant connus et même au-delà font désormais l’objet d’un quasi consensus, jusqu’aux héritiers de Sartre, ce n’était pas jusqu’à ces derniers temps le cas des européens, pieds-noirs ou soldats métropolitains massacrés ou définitivement disparus.
Il a fallu une ouverture exceptionnelle d’archives jusqu ‘alors secrètes et le travail d’historien , j’allais dire de bénédictin d’un spécialiste de la guerre d’Algérie pour en tirer un récit qui remet enfin l’histoire à l’endroit .
A un mois du 50ème anniversaire de cette date fatidique du 19 mars 1962 ,signature de prétendus accords non respectés qui marque le début de ces drames, nous avons décidé d’y consacrer notre émission d’aujourd’hui .
Pour ce faire, avec Martine Dubost notre assistante , et Patrice Boissy, nous avons invité ;
Geneviève LEBLANC –ASTIER Elle est la fille d’un toujours disparu de l’ été 1962.
Jean MONNERET, historien, habitué de notre libre journal, il est un spécialiste de la Phase finale de la guerre d’Algérie qui est le titre d’un de ses ouvrages chez l’Harmattan. D’autres plus récents dont .Vivre à Alger – La guerre et la paix dans l’Algérie des Français et La guerre d’Algérie en 35 questions chez l’Harmattan.
Jean-Jacques JORDI, Historien ,conseiller historique, spécialiste de la guerre d’Algérie. Nombreux ouvrages sur le sujet. Ayant eu accès à des archives jusque là non ouvertes, il vient de publier - Un silence d'état, les disparus de la guerre d'Algérie, chez SOTECA, un livre exceptionnellement documenté sur les disparus européens de cette guerre et tout particulièrement pendant l’été 62. Contraint par son agenda, il n’a pu être présent à Paris aujourd’hui. Nous le garderons au téléphone pendant toute la durée de notre émission .
Libre journal de Roger Saboureau du 16 janvier 2012
On ne peut plus exclure les femmes de l'histoire des guerres modernes, tant elles ont pris une part active dans les conflits, que ce soit pour remplacer les hommes partis au combat, pour le lourd tribut qu'elles payent elles aussi comme victimes et parfois comme enjeu de conquête des populations, et parfois pour leur participation directe aux actions militaires. C'est particulièrement vrai pour la guerre d'Algérie que ce soit côté F.L.N. ou côté armée française.
Avec Martine Dubost , notre assistante et en l’absence de Patrice Boissy , nous avons invité pour en débattre :
Diane SAMBRON - Docteur en histoire contemporaine à Paris 4 Sorbonne, spécialiste du monde arabe, de l’Islam et de la question du droit des femmes. Elle a écrit : "Femmes musulmanes – Guerre d’Algérie 1954-1962" chez Autrement et "Femmes d’Algérie pendant la colonisation" chez Riveneuve
Aline MAHIOUT - D’origine Franco-Kabyle et catholique, elle a participé pendant la guerre d’Algérie à l’action sociale dans le cadre des EMSI - équipes médico sociales et du MSF auprès de Mmes Massu et Salan. Elle a vécu à Alger jusqu’en 1975 et milite depuis dans les associations patriotiques en France
MYRIAM - de religion musulmane , elle a également été engagée dans l’action sociale pendant la guerre comme monitrice dans les mêmes EMSI .
Marcela FERARU - Journaliste et réalisatrice d’origine roumaine . C’est elle qui a réalisé "Face à la Mort" documentaire sur les rescapés des camps viets et récemment "Harkis-histoire d’un abandon" film produit par Secours de France qui connaît un remarquable succès et qu’on peut se procurer pour 14, 90 E port inclus ,soit à Valeurs actuelles – Valmonde Soit à l’ECPAd - service ventes – rue du fort – Ivry ; Nous avons en projet un film sur les femmes dans la guerre d’Algérie , raison de sa présence ici aujourd’hui .
Libre journal de Roger Saboureau du 19 décembre 2011
Depuis le début de l’année, les médias nous entretiennent avec gourmandise de ce qu’ils appellent le printemps arabe, triomphe magnifique de la démocratie sur les régimes totalitaires, succès éclatant d’une jeunesse moderne sur les vieux potentats corrompus; tous ces bouleversements annonçant des lendemains qui vont obligatoirement chanter; rebond dynamique de ces pays, relations apaisées avec l’occident ami .
Quelques mois après qu’en est il?
Pour en débattre aujourd'hui et tenter de tirer les conséquences de ces "révolutions démocratiques" au sein du monde arabe, notamment pour les minorités chrétiennes qui inquiètent notre bon pays catholique, avec Martine Dubost, notre assistante et Patrice Boissy, notre complice habituel, nous avons convié:
Monseigneur Michel Chafik, Recteur de la mission Copte catholique de Paris sise en l'église Notre Dame d'Egypte et vicaire à mi-temps de l'église Saint François de Sales dans le 17ème arrondissement de Paris
Christian Lochon, Universitaire spécialiste du monde arabo musulman . Diplomate il a été en poste de nombreuses années au Proche et Moyen Orient ; Bagdan , Le Caire , Damas , Kartoum . Il est membre de l’académie des sciences d’Outre mer , administrateur de l’œuvre d’Orient . Président de l’ ASTES, Il a écrit de nombreux articles et publications
Paul Anselin, A la différence des deux précédents il n’est pas un spécialiste de l’islam . Officier parachutiste en Algérie puis haut fonctionnaire , c’est un élu breton , maire de Ploermel pendant plus de 30 ans . Il y a fait ériger il y a quelques années une magnifique statue de Jean-Paul II dont on a beaucoup parlé . Pourquoi l'avoir invité? Il vient de publier un roman historique ‘’ Kitbouka , le croisé mongol‘’ chez Jean Piccollec . Il y raconte la bataille d' Ain Jalliout dans laquelle un parti franc et les mongols christianisés unis livrèrent un combat, hélàs, perdu. Si, tel Charles Martel à Poitiers quelques siècles auparavant, ils avaient remporté la victoire, nul doute que cela aurait certainement changé la donne dans cette région proche orientale et peut-être, aussi le destin du monde .
Libre journal de Roger Saboureau du 24 octobre 2011.
La guerre d'Algérie, terminée officiellement depuis 50 ans, continue pourtant avec férocité sur le front de la mémoire .
Des dates et en particulier, celles d'anniversaires d'événements survenus pendant le conflit constituent autant d'occasions, pour certains groupes idéologiquement engagés,de présenter de ces événements leur propre vision au détriment de la vérité historique .
Il s'agit en fait par ce procédé d'attaquer, de discréditer, de condamner l'état, les institutions et leur bras armé, l'armée et la police, le tout dans une grande débauche de contre-vérités, d'approximations et de manipulations de l'histoire .
Des intellectuels et des historiens ou se disant tels, des journalistes, des gens de spectacle, disposant largement de la complicité des médias, se répandent en articles, livres, émissions de radio et tv et, sites internet, et livrent avec arrogance leur propre analyse des dits événements .
C'est ainsi que ces personnages constitués en groupes de pression, ont réussi à imposer l'idée que le 19 mars 1962, date officielle du cessez le feu était une date à célébrer dans l'allégresse et pour certains au même titre que le 11 novembre, en passant en pertes et profit l'exode de 1 million de nos compatriotes, l'enlèvement et la disparition de milliers d'entre eux et la massacre effroyable de dizaines de milliers de harkis, nos frères d'armes, le tout dans les mois qui ont suivi ce prétendu cessez le feu .
Il faut noter que 8000 rues et places de nos villes portent désormais ce nom du 19 mars, que malgré les déclarations officielles péremptoires leur nombre ne cesse d'augmenter et qu'il faut craindre que les négociations franco-algériennes en cours pour 2012 ne l'installent définitivement comme une célébration officielle
Même si la plus grosse partie de la population et surtout les plus jeunes reste étrangère à ce qu'elle considère comme des combats d'arrière garde, il n'empêche qu'elle en subit inconsciemment les effets.
Une autre date fait ces jours ci l'actualité puisqu'elle a mobilisé la semaine dernière le ban et l'arrière ban des désinformateurs habituels, c'est celle du 17 octobre 1961 et donc le cinquantième anniversaire de cet événement .
Je rappelle brièvement les faits que nous allons développer au cours de cette émission. Ayant réussi la prise en main d'une partie de la population d'origine algérienne vivant en région parisienne, le FLN décide une action de force par le biais d'une manifestation de masse à ses ordres
Ne pas oublier que le FLN est alors et encore pour quelques mois notre adversaire dangereux et l'auteur de plusieurs milliers de crime en métropole. IL affronte quotidiennement dans les quartiers nord de Paris, Goutte d ' or, Barbès et la force de police auxiliaire composée de harkis leur infligeant des pertes importantes . Cette manifestation est interdite, mais le FLN persiste provoquant la réaction de la police. Cette réaction, son origine, ses responsables, les chiffres des victimes font toujours l'objet d'une polémique à base de surenchères, de désinformations et d'inflation persistante de ces chiffres .
Pour parler de cette journée et de l'exploitation qui en est faite désormais, avec Martine Dubost notre assistante , et Patrice Boissy , nous avons invité ;
Jean-Paul Brunet - Historien du temps présent, auteur chez Flammarion du livre "Police Contre FLN - Le drame d'octobre 1961" mais aussi de "Charonne. Lumières sur une tragédie" et de "La police de l'ombre" Éditions du Seuil. Jean Monneret - Historien, bien connu de nos auditeurs et parmi ses
ouvrages les plus récents nous pouvons citer: "La désinformation autour du film Hors
la Loi", "Vivre à Alger - La guerre et la paix dans l'Algérie
française de 1958 à 1962" .